Ce site constitue l’encyclopédie interactive des villes et villages de France. Son principe est d’offrir le visage de la France dessiné par ses habitants eux-mêmes.Son fonctionnement est donc double.Quelque part en France permet d’informer.Quelque part en France permet de s’informer.
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Préambule: Un amoureux du Portel et d' Outreau nous offre un fabuleux retour en arrière. Il possède une collection incroyable de photos des années 70-80 sur les quartiers dit "provisoires". La démolition, et la reconstruction des quartiers édifiés aprés la seconde guerre mondiale pour palier au manque de logements détruits par les bombardements notamment des 4, 8 et 9 Septembre 1943, et la croissance de la démographie de nos cités : le baby boom !
Cet amoureux c'est Pascal Bernard. Grâce à lui, nous allons faire un bond dans le passé... . Non seulement, il nous offre de trés belles images, mais, poète à ses heures, il sait, par la magie des mots , faire ressurgir de vieux souvenirs enfouis dans nos mémoires. En effet, ces baraquements, ces demi lunes , ces habitations alignées qui ressemblaient aux corons du Nord ont désormais disparus, et c'est certainement mieux ainsi. Mais il n'empêche que tout ceux qui y ont vécus (j'en fait partie) sont nostalgiques. Pourquoi ? Chaque génération a toujours envie de se raccrocher au passé car elle a l'impression que l'on vivait mieux. Mais rappelons nous: Pas d'eau courante ! La pompe au bout de l'allée était disponible 24/24, en libre service ! La seule limite de consommation était le courage qu'il fallait pour venir remplir les brocs, les seaux, et les ramener à la maison ! Pour l'eau chaude, c'était simple, les petites quantités (bouilloire, casserole) on les mettaient sur le poële, ou sur le petit gaz (pour ceux qui l'avait) , ou alors le trépied au gaz pour les lessiveuses. Les lessives à la main... J'en passe et des meilleures. Et cependant, on aimait notre vie, on prenait le temps de parler avec les voisins (et parfois beaucoup de temps ! ), trés souvent les amis, la famille restait manger à "l'improviste", à la fortune du pot. Un gamin allait chercher une bouteille de "perruche d'or" (vin blanc liquoreux) pour faire l'apéritif, deux gros saucissons de cheval (de chez Mezergue ), maman faisait des frites avec les invités et tout le monde mangeait joyeusement autour d'une table trop petite mais où la simplicité régnait. ARTICLE DE JOSE CAPEZ de la page du site Les cités provisoires limitrophes Outreau Le Portel Une grande exposition consacrée aux cités provisoires d'après-guerre du Portel et d'Outreau sera inaugurée aujourd'hui à 11 h à la médiathèque. L'événement devrait intéresser du monde. PAR EMMANUELLE DUPEUX boulogne@lavoixdunord.fr « Ce sujet plaît beaucoup. Quasiment 50 % de la population porteloise a vécu dans les cités provisoires ou a connu quelqu'un qui y a vécu ! » Le constat est de José Capez, secrétaire de l'Association de sauvegarde du fort de l'Heurt et du patrimoine portelois, à l'origine de la grande exposition programmée jusqu'au 8 novembre aux Jardins du Savoir. Après la Seconde Guerre mondiale, la commune du Portel n'est plus que l'ombre d'elle-même : détruite à plus de 90 % par les bombardements alliés. Sinistrée. « Sur 1 800 maisons, 1 500 étaient totalement détruites, et quasiment 300 abîmées ». Pour reloger les habitants, dont nombre avaient fui en Angleterre, dans le Bordelais ou dans la Marne, l'architecte Pierre Vivien propose en 1946 un « plan pour la construction des cités provisoires Le Portel-Outreau ». Celles-ci poussent quelques mois après. Elles sont de trois types au moins. Les UK 100 américains - des petits bungalows de 50 m² avec tout le confort moderne : salle de bain, eau chaude, baignoire, WC et beau jardin - les chalets préfabriqués français et les cités « demi-lunes ». Alignées en longues rangées, formées en corons, ces dernières ont une forme étonnante : celle d'un tunnel. Bordées depetits jardinets, ce sont elles qui abriteront le plus de population. Une grande entraide Ces cités provisoires n'étaient pas forcément très jolies, mais elles n'ont pas laissé que de mauvais souvenirs, loin de là. Il y existait en effet « une très grande entraide entre voisins, et tout le monde se connaissait. On se prêtait des outils, on discutait encore dans les rues... » Et les gens n'étaient pas envieux, « car ils avaient tous la même chose. » Il subsiste donc encore actuellement une vraie nostalgie de cette vie solidaire. « J'ai personnellement habité dans un préfabriqué, témoigne José Capez. Un logement individuel avec un jardin autour... Tout le monde avait son potager, et beaucoup avaient des lapins ou des poules. » Alors, quand on a proposé aux gens d'aller vivre dans des HLM de plusieurs étages, certains étaient certes pressés de partir pour gagner un peu plus de confort et de salubrité, mais d'autres n'étaient guère enthousiastes... Plusieurs de ces cités dites provisoires ont en fait longtemps subsisté. Le dernier préfabriqué n'a disparu que dans les années 90. Le souvenir de ces logements reste donc bien ancré dans les mémoires. L'exposition proposée à la médiathèque devrait logiquement recueillir un beau succès et faire remonter beaucoup de souvenirs et d'émotions. Nous remercions Mr Papavero et toute l'équipe de la médiathéque pour leur accueil et leur dévouement |
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ARMOIRIE d'OUTREAU.
Adoptés par le conseil municipal le24 mars 1950. Description du Blason : Sommé de la couronne murale. En chef les armoiries de la famille d'Outreau qui portait d'argent à 2 bandes de gueules. Au coeur, le Phenix ur fond de gueule,souligné d'un trait noir. En pointe, l'eau. Devise " RESURGAT " Telles peuvent être décrites les armoiries de notre ville. La couronne murale, au sommet du blason est de règle pour les armoiries d'une ville. Les deux bandes de gueules, en haut, rapellent les armoiries qui se trouvaient sur la ferme de la Salle et la Tour du Renard. Ce sont celles des familles qui se sont établies à Outreau au XVIe siècle. Le Phénix, oiseau fabuleux qui renaît de ses cendres et la devise " RESURGAT ", subjonctif de se relever, symbolisent la volonté tenace des Outrelois qui, sinistrés au maximum au cours de la dernière guerre ont mis tout en oeuvre pour rebâtir et aider à la renaissance de leur cité. L'eau, en pointe, est une allusion au nom de notre cité ( Ultra Aquam : Outre Eau). Le trait noir symbolyse les deuils et les foyers détruits. La Croix de Guerre a été décernée en raison de la conduite digne d'éloges de notre population durant la guerre 1939-1945 pendant laquelle elle subit plus de 400 bombardements. Guerre 1939-1945 CITATION N° 79 Monsieur Max LEJEUNE Secrétaire d'Etat aux Forces Armés " Guerre" Cite à l'ordre de la division : OUTREAU (Pas de Calais) " Cité ouvrière ayant subit avec stoïcisme et courage plus de 400 bombardements au cours de la Guerre 1939-1945. - A vu disparaître les meilleurs de ses enfants dans la lutte Clandestine contre l'occupant -Apportant une glorieuse contribution à l'Histoire de la Résistance Nationale . - Cette Citation comporte l'attribution de LA CROIX DE GUERRE AVEC ETOILE D'ARGENT. Fait à Paris, le 11 Novembre 1948. Max LEJEUNE Extrait de " Les ARMOIRES D'OUTREAU " par M.PRUVOST |
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OUTREAU tire son nom de sa situation par rapport à la ville de
BOULOGNE-SUR-MER (Outre l'eau ) dont elle est séparée par le bassin de la Lianequi jadis avait une largeur atteignant 800 mètres. Capécure, Le Portel jusqu'au 13 juin 1856 et Equihen jusqu'au 4 avril 1939 faisaient partie de la commune d'Outreau. |
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Chaque lundi matin et jeudi matin Place Beregovoy |
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LA POMPE DU QUARTIER.
Il fallait c’est vrai, même les jours de pluie Parfois aussi quand il faisait nuit Ou l’hiver quand le froid s’était installé Qu’il fouettait les visages de ses fortes gelées, S’enfiler un bon tricot sur le dos Quitter la maison où il faisait chaud Et aller chercher l’eau à la pompe C’était ainsi pour beaucoup de monde. Mais c’était là aussi quand il faisait beau Que chacun avec son seau ou son broc A la main s’invitait à s’attarder Et prenait le temps de bavarder Du travail et autre, de l’évolution des jardins En passant des nouvelles des anciens, des voisins Sans oublier l’enfant de la famille Untel Qui avait été souffrant l’autre semaine. Oui je me souviens, souvent j’y pense Elle faisait partie de mon enfance La pompe avec son gros bouton de laiton Que j’allais tourner quand j’étais garçon ; C’était vous savez il n’y a pas des éternités C’était comme ça on était habitués C’était comme cela dans tout le quartier C'était pareil pour tous les gens de la cité. OUTREAU été 2002. Pascal Branly BERNARD. NOS PETITS COMMERCES DE QUARTIERS. Ils ont disparu nos petits commerces de quartiers Où nous achetions nos produits laitiers Ainsi que la viande toute fraîche du charcutier, Ces petites boutiques auxquelles nous étions si habituées ; Tous ces petits commerces qui restaient fidèles En servant et soignant leur clientèle Et qui ne manquait pas de prendre des nouvelles De la famille d’un tel ou d’une telle. Ils n’hésitaient pas à vous solder Et même parfois à vous donner Une denrée encore fraîche mais dont ils avaient jugé Qu’à l’étalage elle avait assez séjourné, Ils ne voulaient pas prendre le risque Et vendre et bazarder à tout prix, Ils préféraient faire plaisir à leurs clients Et la leur offrait tout naturellement. Jadis en attendant son tour on faisait la causette Dans une ambiance bon enfant, de fête On prenait son temps et le commerçant Répétait même plusieurs fois : « A qui le tour maintenant ? » On prêtait à peine attention, Trop pris dans la conversation De savoir qui était arrivé avant l’autre C’est votre tour ! Non c’est le vot Maintenant c’est dans l’indifférence Dans des supermarchés immenses Que nous allons nous ravitailler Dans la bousculade des gens tiraillés, On attend son tour à la caisse Dans de longues files où on se stresse On se fait la gueule, on a tué les petites conversations Le bonjour, le ça va ? Les mots amicaux. Maintenant on se regarde presque en chien de faïence Plein de mépris, aux abois, sans patience Prêts à montrer les dents à la moindre faute Si l’un veut passer à tout prix avant l’autre. On se bouscule, on se pousse, on se tamponne On se fonce dedans, on se harponne Dans le grouillement, dans la tiraillerie, en soupirant En remplissant ses caddies en courant… Oui ils ont disparu nos petits commerces de quartiers Auxquels nous étions si familiers et si habitués. Pascal -Branly BERNARD Outreau 1998. LES CITES PROVISOIRES. Ils avaient traversé la guerre, l’enfer, la misère Vu leur ville mise en ruine par la folie meurtrière Perdu femme, hommes, parents sœurs et frères Ne restait plus rien que amas de fer et de pierres Et dans leur pays qui n’était plus que poussière Au retour de leur exil après tant de galère De larmes, de cri de douleurs et de colère Les habitations provisoires les abritèrent. Que ce soit préfabriqués, demi lunes ou baraquements Ils reprenaient goût à la vie et courageusement Chacun s’attelait à sa tâche avec respect et dignité Heureux et soulageait d’avoir un toit pour s’abriter. Après leur journée de travail ils s’occupaient du jardin Ce petit coin de terre était un trésor eux qui enfin Pouvaient vivre dans la paix et la sénérité Et souvent un parterre de fleurs finissait d’agrémenter Comme pour mettre un peu plus de couleurs Et tenter d’atténuer les incroyables horreurs ; Comme pour guérir les blessures de leurs cœurs Et pour que le regard se pose sur autre chose que le malheur. Le dimanche ils se réunissaient en toute simplicité Dans une ambiance parfumée de convivialité Chacun avait sa croix à porter et l’entraide et l’amitié Soulageaient l’un et l’autre à mieux supporter. Ils avaient traversé la guerre, l’enfer, la misère Vu leur ville mise en ruine par la folie meurtrière Et d’être relogés enfin dans ces cités provisoires Leur avait redonné un grand élan d’espoir Pour faire renaître petit à petit leur ville Martyre Pour se mettre chaque jour à tout reconstruire Pour relever la tête et préparer un autre avenir Sans jamais oublier de se souvenir…. Pascal-Branly BERNARD. Mai 2007. Manihen Les dernières terres qui viennent d’être labourées Trempées de trop de pluies qui les ont arrosées Envoient leurs longs sillons gras et profonds Là-bas au lointain sur les toits des maisons. Le froid s’est installé avec surprise et pugnacité Tardant à s’en aller il n’offre comme visibilité Que la vue austère de ce champ appauvri, dénué De toute verdure, devenu triste et déserté. Décembre a fini d’emporter tout ce qui était beau Et de la haut dans le silence du morne plateau Le brouillard embrume le hameau et ses cités Et ne semble pas vouloir se lever pour enfin le quitter. En cette fin de matinée tout demeure encore enfermé Et l’existence s’est évanouie couvert d’un ciel fané Qui s’étend bien trop bas et vient s’allonger Sur Manihen qui ne demande qu’à s’éveiller. Là-bas tout au bout, perché, le village voisin Reçoit les premiers rayons du soleil qui enfin Ont décidé qu’il était temps de se manifester Et envoient triomphalement une vive clarté Alors avec le creux de leurs mains réchauffées Le Hameau et ses plaines fumantes vont s’étoffer Et à nouveau s’ouvrir avec la luminosité et la visibilité Pour nous offrir sa magnifique parure qui nous avait quittés. Pascal-Branly BERNARD Janvier 2008. BATEAU BLEU DU PARC DU MONT SOLEIL. Bateau sous les arbres rouillés Bateau sous un ciel barbouillé Bateau sous un temps endeuillé Bateau toujours bien habillé Bateau bleu du Parc du Mont Soleil. Les cimes des arbres balancent Et dessinent des vagues avec leurs branches Elles se dépouillent en offrant, en avalanches, Leurs feuilles brodées de messages de reconnaissance. La nature qui s'est dévoilée le caresse Alors, il reste plein d'allégresse Noyé sans cesse dans l'ivresse Du souvenir de l'océan qui le berce. Autour de lui la terre forme des houles Qui roulent, s'enroulent, déboulent, Sans que jamais rien ne bouge Seule l'imagination y découle. Il rêve, admire, ancré sur l'herbe Le spectacle de la mer dans la tempête Il contemple les vagues qui déferlent Et qui jettent dans le ciel, Pour lui faire une grande fête, De merveilleuses et grandes gerbes. Bateau sous les arbres mouillés Bateau sous un ciel barbouillé Bateau sous un temps endeuillé Bateau toujours bien habillé Bateau bleu du Parc du Mont Soleil. Pascal Branly BERNARD OUTREAU 1998. |
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Pascal BERNARD gère aussi les localités suivantes : Champ Du Boult - Equihen Plage - Outreau - Le Portel |
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| Auteur de la fiche "Outreau" : Pascal BERNARD | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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France > Nord-Pas-De-Calais > Pas-de-Calais > Outreau (62230) |
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| Nb d'habitants | 15222 (2007) |
| Superficie (hectares) | 7,09 KM2 |
| Coordonnées Géographiques (latitude;longitude) | Latitude 50° 42' 16'' Nord ; Longitude 1° 35'41'' Est |
| Densité (h/km²) | 2146 habitants au KM2 (2007) |
| Altitude (en mètres) | 2mètres minimum et 96 mètres maximum |
| Nom des habitants | Les OUTRELOIS et les OUTRELOISES |
| Jumelage | EPPELBORN ( ALLEMAGNE) depuis 1989. |